Diérèses et synérèses, hiatus




Diérèses et synérèse, hiatus


Diérèses et synérèses, hiatus en versification classique Le problème est que dans certains cas, on compte des syllabes dans certains mots qui ne sont pas comptées en langage courant, afin que le vers respecte la métrique générale du poème. Par exemple, en français courant, « passion » comporte deux syllabes, « pas / sion ». 
En poésie, il peut arriver que ce même mot soit décomposé en trois syllabes : « pas / si / on ». Ceci est une diérèse et sert aussi à un effet de sens. La nation chérie a violé sa foi -> 12 syllabes La / na / ti / on / ché / rie / a / vi / o / lé / sa / foi : une diérèse à « nation », et un hiatus à « violé » (voir plus bas)
Le phénomène inverse peut exister. Ainsi, le mot « hier », deux syllabes en langage courant, peut être considéré comme n’en comportant qu’une seule. Il s’agit alors d’une synérèse. Hier, j’étais chez des gens de vertu singulière -> 12 syllabes Hier / j’é / tais /chez / des / gens / de / ver/ tu / sin / gu / lière : synérèse sur « hier ». On remarque que la dernière syllabe finit par un « e muet », elle ne compte donc pas (« ère ») L’hiatus désigne la rencontre entre deux voyelles, qui comptent dès lors chacune pour une syllabe. Ceci peut exister dans un seul mot (« bouée ») ou dans deux mots qui se suivent (« ravi à« ). En principe, sauf effet de sens, le poète cherche à éviter les hiatus. 

Crédits : Plume d'escampette

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