Diérèses et synérèses, hiatus
Diérèses et synérèse, hiatus
En poésie, il peut arriver que ce même mot soit décomposé en trois syllabes : « pas / si / on ». Ceci est une diérèse et sert aussi à un effet de sens.
La nation chérie a violé sa foi -> 12 syllabes
La / na / ti / on / ché / rie / a / vi / o / lé / sa / foi : une diérèse à « nation », et un hiatus à « violé » (voir plus bas)
Le phénomène inverse peut exister. Ainsi, le mot « hier », deux syllabes en langage courant, peut être considéré comme n’en comportant qu’une seule. Il s’agit alors d’une synérèse.
Hier, j’étais chez des gens de vertu singulière -> 12 syllabes
Hier / j’é / tais /chez / des / gens / de / ver/ tu / sin / gu / lière : synérèse sur « hier ». On remarque que la dernière syllabe finit par un « e muet », elle ne compte donc pas (« ère »)
L’hiatus désigne la rencontre entre deux voyelles, qui comptent dès lors chacune pour une syllabe. Ceci peut exister dans un seul mot (« bouée ») ou dans deux mots qui se suivent (« ravi à« ). En principe, sauf effet de sens, le poète cherche à éviter les hiatus.
Crédits : Plume d'escampette

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